Signature du 24 janvier 2005
mardi 22 février 2005
Responsabilité sociale du groupe EDF
Le 24 janvier 2005, les cinq Fédérations syndicales françaises présentes dans le Groupe au niveau de la maison mère, ainsi que l’ensemble des 11 représentants des personnels issus des 8 filiales étrangères représentées sur trois continents (Asie, Amérique Latine, Europe), ont signé l’accord sur la responsabilité sociale du Groupe EDF. Quatre organisations internationales syndicales du secteur électrique ont aussi apposé leurs paraphes.
Les participants ont souligné à la fois le processus de négociation qui a associé, dès le début, tous les délégués ainsi que la nécessité que cet accord se matérialise réellement dans l’ensemble du Groupe. Comme l’a souligné avec humour le délégué chinois : « nous avons entamé ensemble une longue marche qui peut avoir des répercussions bénéfiques au-delà de notre Groupe »
Cet accord qui aborde 54 engagements représente des avancées particulièrement importantes pour les filiales étrangères. Dans la maison mère, des avancées sont possibles, par exemple sur la nécessité que les nouvelles embauches soient représentatives de la diversité de la population habitant en France.
Les représentants des personnels, les Fédérations syndicales ont, ensemble, entamé une démarche permettant, à leurs échelles, d’influer sur la mondialisation. C’est un acquis non négligeable dans une période où celle-ci est trop souvent vécue comme un processus inéluctable.
Avant signature, la Fédération a fait la déclaration suivante :
« A l’heure où les grands groupes internationaux pèsent d’un poids de plus en plus considérable dans les économies et les normes sociales des pays, nous considérons que la signature de cet accord, est particulièrement importante.
Le processus qui nous y conduits, a pris naissance il y a maintenant près de 2 ans.
L’ensemble des représentants des salariés du groupe a pu être associé aux négociations avec l’aide des internationales syndicales, d’associations ou d’ONG, c’était la condition de notre participation à ces négociations.
Ce fut pour la FNME-CGT des moments forts pour notre activité syndicale au sens où nous avons mieux perçu chacune de nos réalités respectives. Ce que nous avons appris, a permis d’enrichir considérablement notre vision internationale.
Nous avons pu, dans un respect réciproque, créer une des bases qui sera utile à un travail commun dans les années futures.
Nous sommes persuadés que cela donnera naissance à plus de cohérence, de complémentarité, visant une amélioration concrète des situations des personnels et des populations.
Pour n’en citer que quelques aspects :
Chaque salarié du groupe devra être couvert par un régime de protection sociale.
La lutte contre les discriminations, notamment à l’embauche.
Le droit d’organisation, le respect de l’engagement syndical et sa reconnaissance.
Le début d’une attention particulière sur les conditions de travail de la sous-traitance.
L’accès des populations à l’énergie.
Enfin, pour éviter toute interprétation, il est clairement spécifié que ce document ne peut en aucune manière remettre en cause des dispositions plus favorables.
Le texte proposé est un point d’appui qui peut ouvrir des nouveaux horizons offrant des perspectives intéressantes de convergence entre salariés aussi bien dans les filiales qu’à la maison mère.
Nous concevons cet accord comme le début d’une dynamique devant déboucher dans les mois qui viennent à la fois sur :
l’ouverture des négociations locales,
le chiffrage précis des engagements contractualisés,
l’élargissement des contenus, par exemple sur l’extension de la notion d’activité sociale à l’ensemble des salariés du groupe, ainsi que sur les questions d’emplois et de salaires.
Comme je vous l’indiquais, cet accord porte des avancées et des limites s’il s’avérait reposer uniquement sur une opération de marketing. Nous sommes persuadés que les représentants des salariés, les personnels y apporteraient les réponses nécessaires.
Le suivi et le contrôle seront des éléments déterminants pour permettre que les engagements se traduisent réellement dans chaque unité de travail auprès de chacune des populations.
C’est à l’aune de cette matérialisation que nous mesurerons la volonté des directions de s’inscrire dans ce cadre novateur.
Pour notre part, nous nous y engageons avec détermination, dans un souci constructif »
Responsabilité sociale à EDF
L’ensemble des organisations syndicales du groupe de par le monde dont la FCE-CFDT, et les fédérations syndicales mondiales dont l’Icem, ont signé l’accord sur la responsabilité sociale du groupe EDF.
Le 24 janvier dernier, la FCE-CFDT signait l’accord sur la responsabilité sociale du groupe EDF. Autres signataires : l’ensemble des organisations syndicales du groupe de par le monde et les fédérations syndicales mondiales, dont l’Icem à laquelle la FCE est affiliée. Cet accord fera date dans le paysage énergétique français car il est une première dans ce secteur. Accord ambitieux et innovant, il doit permettre aux salariés du groupe, où qu’ils soient situés dans le monde, de gagner de nouvelles garanties sociales collectives. Ainsi appelle-t-il toutes les entreprises du groupe, dans tous les pays concernés, à discuter de la protection sociale, la sécurité des personnes, l’égalité professionnelle, la lutte contre les discriminations et l’exclusion. Et à négocier des accords locaux sur l’emploi, la qualité de vie au travail et les conditions de travail. Ces quelques exemples thématiques montrent que tous les signataires ont décidé de relever le pari d’un dialogue social de qualité dans le groupe.
Cet accord est le fruit de longues négociations menées depuis des mois en présence de tous les représentants des salariés du groupe. Pour mémoire, la FCE-CFDT est la première organisation à avoir opposé à la direction d’EDF une démarche d’ouverture de négociations d’un accord éthique et social à l’échelle du groupe, en lieu et place d’une charte soi-disant éthique, décision unilatérale du management et plus proche du marketing d’image que d’un réel engagement en matière de développement durable. Les négociations ont été l’occasion pour l’ensemble des organisations syndicales de coopérer et de mieux se comprendre, tout en respectant les différences culturelles de chacune. Elles ont permis de jeter les bases d’une culture de groupe à caractère international.
La signature de cet accord marque le commencement d’une aventure humaine et industrielle. Car tous les signataires s’engagent à mettre en œuvre ce texte dans une perspective de développement durable conforme aux valeurs de notre organisation : en respectant l’éthique et les aspects socialement responsables, en développant la solidarité envers les plus démunis et la prévention pour préserver l’environnement.
Cet accord, s’il est bien appliqué, participera de fait à la régulation mondiale des multinationales en équilibrant aspects sociaux et environnementaux d’un côté, avec aspects économiques et industriels de l’autre.
A consulter :